Installer n8n en self-hosted sans se compliquer la vie
Guide pratique pour installer n8n en self-hosted avec Docker, HTTPS, backups et bonnes pratiques. Sans usine à gaz.
Objectif : un n8n stable, pas un projet DevOps à plein temps
On ne cherche pas :
- la HA,
- le Kubernetes,
- ni la médaille du setup le plus complexe.
On veut : ✔ un n8n fiable
✔ simple à maintenir
✔ facile à sauvegarder
Le socle minimum recommandé
1. Un VPS basique
- 1 vCPU
- 1 à 2 Go de RAM
- Ubuntu LTS
C’est largement suffisant pour 90 % des usages.
2. Docker + Docker Compose (obligatoire)
Pourquoi ?
- isolation propre
- mises à jour maîtrisées
- rollback possible
Exemple de docker-compose.yml propre
version: "3"
services:
n8n:
image: n8nio/n8n:latest
restart: always
ports:
- "5678:5678"
environment:
- N8N_BASIC_AUTH_ACTIVE=true
- N8N_BASIC_AUTH_USER=admin
- N8N_BASIC_AUTH_PASSWORD=motdepassefort
- N8N_HOST=n8n.mondomaine.fr
- N8N_PROTOCOL=https
- WEBHOOK_URL=https://n8n.mondomaine.fr/
volumes:
- ./n8n_data:/home/node/.n8n
HTTPS : non négociable
Utilise :
- Nginx ou Traefik
- Let’s Encrypt
Un n8n sans HTTPS, c’est :
- des credentials en clair,
- des webhooks douteux,
- une mauvaise idée.
Sauvegardes : le vrai filet de sécurité
À sauvegarder :
- le dossier
.n8n - les exports de workflows
Automatise ça.
Ironique si tu ne le fais pas.
Mise à jour sans stress
- Backup
docker compose pulldocker compose up -d- Test des workflows critiques
Si ça casse → rollback.
Fin de l’histoire.
Les erreurs classiques à éviter
❌ Mettre n8n à jour chaque semaine
❌ Exposer l’interface sans auth
❌ Ne pas documenter ses workflows
❌ Tout faire dans un seul workflow géant
Conclusion
Un n8n self-hosted bien installé :
- tourne des mois sans intervention,
- coûte moins cher qu’un SaaS moyen,
- t’appartient vraiment.
Ce n’est pas plus compliqué.
C’est juste plus responsable.