Codex sur macOS : OpenAI transforme son agent de code en chef d’orchestre multitâche

Avec sa nouvelle application macOS, OpenAI fait passer Codex d’un simple agent de code à une plateforme complète pour orchestrer plusieurs agents en parallèle. Multitâche, worktrees, automatisations, intégrations cloud : Codex vise désormais les workflows complexes et les projets longue durée.

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Codex sur macOS : OpenAI transforme son agent de code en chef d’orchestre multitâche

Codex sur macOS : l’agent de code devient un chef d’orchestre 🎼

Pendant longtemps, les assistants de code ont joué les bons élèves :

compléter une fonction, corriger un bug, générer un script. Utile, mais limité.

Avec sa nouvelle application Codex sur macOS, OpenAI change clairement de braquet.

Codex n’est plus présenté comme un agent, mais comme un centre de commande capable de piloter plusieurs agents simultanément, sur des projets complexes et dans la durée.

Un signal clair : l’avenir n’est plus à l’IA qui aide ponctuellement, mais à l’IA qui coordonne.

De l’agent de code au système d’agents

Lors de son lancement en avril 2025, Codex était surtout un modèle spécialisé :

  • comprendre du code,
  • écrire des fonctions,
  • transformer du langage naturel en correctifs.

Un excellent copilote pour développeur solo.

Mais en moins d’un an, le contexte a changé.

Le marché pousse désormais vers :

  • le multitâche,
  • les agents spécialisés,
  • les workflows longs et asynchrones.

👉 La nouvelle application Codex est la réponse directe à cette évolution.

Un vrai centre de commandes pour agents IA

La promesse principale de l’app macOS est simple :

gérer plusieurs agents comme on gère plusieurs onglets… sans perdre le contexte.

Threads, projets et contexte préservé

Chaque agent :

  • fonctionne dans son thread dédié,
  • est rattaché à un projet précis,
  • conserve son contexte d’une tâche à l’autre.

On peut :

  • revoir les modifications proposées,
  • commenter les diffs,
  • ouvrir le code dans son éditeur pour ajuster manuellement.

Codex n’essaie pas de remplacer le développeur :

il s’intègre dans son flux de travail.

Les worktrees : plusieurs agents, zéro conflit Git

L’un des points les plus intéressants est la prise en charge native des worktrees Git.

Concrètement :

  • chaque agent travaille sur une copie isolée du dépôt,
  • plusieurs pistes peuvent être explorées en parallèle,
  • aucun impact sur ton état Git local tant que tu ne décides pas de merger.

C’est idéal pour :

  • tester différentes implémentations,
  • comparer des approches,
  • déléguer plusieurs refactors en même temps.

Pendant ce temps-là, toi, tu peux soit :

  • suivre les changements localement,
  • soit laisser l’agent bosser en arrière-plan.

Continuité totale avec le CLI et l’IDE

Bonne nouvelle : pas besoin de repartir de zéro.

L’application macOS :

  • récupère l’historique des sessions,
  • reprend les configurations existantes,
  • s’intègre avec le CLI Codex et l’extension IDE.

👉 Tu ouvres l’app, et tu continues exactement là où tu t’étais arrêté.

Skills : Codex sort du code pur

Autre évolution majeure : les Skills.

Codex ne se limite plus à générer du code.

Il peut désormais :

  • collecter de l’information,
  • la synthétiser,
  • résoudre des problèmes,
  • rédiger,
  • exécuter des workflows complets.

Les Skills regroupent :

  • instructions,
  • ressources,
  • scripts, pour connecter Codex à d’autres outils.

Exemples concrets

  • Récupérer un design sur Figma, analyser les assets et générer une UI pixel-perfect prête pour la prod
  • Gérer des projets via des outils intégrés
  • Déployer automatiquement sur Cloudflare, Netlify, Render ou Vercel

Sans surprise, tous les services OpenAI sont aussi connectés (GPT Images, APIs, etc.).

Automations : l’IA qui bosse pendant que tu dors 😴

Codex introduit également les Automations :

  • combinaison d’instructions + Skills,
  • exécution selon un planning,
  • résultats déposés dans une file de révision.

Cas d’usage typiques :

  • tri quotidien des issues,
  • synthèse des erreurs CI,
  • génération de notes de release,
  • détection récurrente de bugs.

👉 Codex devient un processus, pas juste un outil interactif.

Sécurité : du sandboxing par défaut

Côté sécurité, OpenAI joue la carte de la prudence.

  • Sandboxing natif, open source et configurable
  • Accès limité par défaut aux fichiers du projet ou de la branche
  • Permissions explicites requises pour :
    • accès réseau,
    • commandes système sensibles

Il est possible de définir des règles par projet ou par équipe pour autoriser certaines commandes automatiquement.

Disponibilité et abonnements

L’application Codex sur macOS est disponible dès maintenant pour les abonnés :

  • ChatGPT Plus
  • Pro
  • Business
  • Enterprise
  • Edu

Codex est accessible via :

  • CLI
  • Web
  • Extension IDE
  • Application macOS

Pour une durée limitée :

  • les utilisateurs ChatGPT Free et Go peuvent aussi y accéder,
  • les limites de taux sont doublées pour les abonnements payants.

👉 Une version Windows est prévue à terme.

Ce que ça change vraiment pour les devs

Codex n’est plus juste un copilote.

C’est un coordinateur de travail.

On passe :

  • de “aide-moi à écrire ce code”
  • à “gère ce projet pendant que je réfléchis à la suite”.

C’est probablement l’un des premiers outils grand public à matérialiser concrètement l’agentique appliquée au développement.

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